Internet VS la télé

Note : les « versus » sont une nouvelle catégorie que j’inaugure dans ce site.

il s’agira de prendre deux définitions les apparences s’oppose et durant l’article j’essaierai d’expliquer pourquoi il s’oppose ou alors ce sera de plus souvent de cas pourquoi ils sont pas supposer que ça.

Aujourd’hui la télé contre Internet.

nous voyons très très très souvent fait rire sur facebook notamment des dessins humoristiques le plus souvent opposant la télé et internet.

généralement la télé et vu par des moutons qui boivent et paroles des présentateurs qui acceptent les publicités qui sont imposées. Voici quelques exemples.

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Comme c’est iconoclaste ! Et c’est diffusé sur Facebook…
ActuRatons: La télé tu regarderas...un âne tu deviendras
Alors que se balader sur les sites conspirationnistes, un chercheur de vérité tu sera

Internet à l’opposé et vu comme un espace total de liberté des gens peuvent s’exprimer et surtout trouver les vérités cachées forcément caché notamment par la télévision.

Sauf que

Sauf que, bien sûr, c’est un peu plus compliqué. Et je vais tenter dans cet article d’expliquer pourquoi. Et nous avons justement nous concentrer sur les notions de vérité et de liberté.

L’Illusion de la liberté

La télévision impose des programmes. Chaque programme possède son créneau horaire que nous ne pouvons pas changer.

Alors effectivement la télé est, par essence, plus contraignante. À l’exception du pouvoir de la zapette, nous ne pouvons pas voir ce qu’il y a dans notre petit écran.

Internet bien sûr c’est tout le contraire. Nous voyons la vidéo que nous voudront au moment où nous le voulons… N’est ce pas ?

Et bien… Non.

Car il existe quelque chose que vous connaissez certainement : les algorithmes.

Craquant vos moindres faits et gestes, définition à votre insu ce que aimeriez voir. Ainsi si à un moment sur Youtube au moment où vous vouliez arrêtez, une autre vidéo intéressante apparaît soudainement en suggestion, et que vous la voyez, YouTube vous aura imposé son programme… même si vous avez cliquer.

La différence fondamentale entre la télévision et internet n’est donc pas « absence de liberté » contre « libert » mais… « absence de liberté » contre « illusion de liberté »… et c’est très différent.

On ignore souvent à quel point Internet est à ce point orienté. Votre recherche google sont différentes de celle vos amis. Vos suggestions Youtube ne sont pas aléatoire. L’ordre de vos posts sur vos réseaux sociaux préférées est décidé en haut lieux. Tout cela est arrangé en fonction de ce que les algorythmes savent, et pensent de vous (quoi ?? Un algorithme pense ??). Ce qui vous semble être un choix éclairé et consentis ne l’est pas. Mais le pire, ce que comme il y a cette illusion de liberté, on ne peut pas critiquer cette contrainte. Elle est soft.

Une étude révèle les effets de la télévision sur les ...
Je suis curieux de voir la même étude avec des enfants lâchés sans contrôle sur Internet

La critique facile VS la critique impossible

La télé nous montre des programmes que nous pouvons critiquer tout simplement parce qu’ils sont communs. Internet et une nébuleuseà ce n’est pas une critique c’est un faitet nous pouvons chacun de trouver à différents endroits de cette toile. Ainsi personne ne possède exactement le même Internet. par conséquent il est beaucoup plus difficile de critiquer Internet en général en se basant uniquement sur ses programmes, puisque ceux-ci semblent aléatoires.

Internet nous donne l’impression de choisir où nous allons. Par conséquent, il est plus difficile de critiquer ce que nous voyons, puisque nous avons l’impression de l’avoir choisi.

Autre point important : les programmes télé sont définis par des personnes de chairs et de sang. Des personnes qui, donc, peuvent être l’objet de critiques, pour leur choix éditoriaux. Allez critiquer un algorythme… plus compliqué.

Idem pour les présentateurs. Il est facile de critiquer Hanouna, Ardisson (je suis le premier à le faire), car ils sont vivants, et représentent, en quelque sorte, la télévision. C’est presque une métonimie : en critiquant la télé, je critique en fait ce présentateur. Et de nombreux commentaires, à chaque nouvel écart, polémique, buzz, font cet amalgame.

Si un programme Internet ne nous plait pas, on blâme le programme. Pas Internet. Et on va voir ailleurs.

La publicité

Idem pour la publicité. A la télévision, il s’agit de tranches horaires imposées. Et les publicités, généralement, ne s’adressent pas à nous. Nous pouvons donc facilement nous en distancer, et critiquer la pub.

La publicité sur Internet est bien plus insidieuse… je dirais même pervers. Par le pouvoir des algorytmes, encore, celles ci s’adressent directement à vous. Qui n’a jamais reçu une pub pour le Japon après avoir commandé des sushis. Comme elle est plus orientée, comme elle nous touche plus directement, elle est moins critiquable. Rajouté à cela les publicités inclues directement dans les recherches Googles (vous savez, ces liens sponsorisés, en haut de la recherche), les « influenceurs » qui ne sont rien d’autre que des comédiens de publicité new generation, et vous avez un mélange plus direct, plus flous, entre publicité et contenue. Dès lors, elle est moins visible, et donc moins criticable.

L’illusion de la vérité.

La télévision impose ses programmes, bon. Les choix éditoriaux sont décidés, ok. Par conséquent, toute information va être partiale, et criticable (ce qui en soit, est très sain).

De plus, l’amalgame télévision / journalismes / pouvoir est très, très souvent fait (à tors ou à raison). Par conséquent, toute information sera teinté d’une suspition de propagande. Et à nous, on ne la fait pas, bon sang. On n’est pas des moutons.

Oui, mais Internet, est encore pire. Espace de liberté formidable, certes, mais aussi propagation de tous types d’informations. Un grand poète d’aujourd’hui disait :

Si c’est écrit sur Internet, c’est p’tête faux mais c’est p’tête vrai.

Il faut écouter Orelsan. La vérité est compliqué, les mensonges faciles. Mais comme Internet, ce n’est pas le pouvoir (enfin, ça l’est, mais pas forcément celui qu’on croit), on a tendance à se baser uniquement sur notre ressentit. Notre bon sens. Mais pratique au quotidien, le bon sens n’est pas extraordinaire quand il s’agit de penser concept. Le ressentit, c’est ce qui nous fait dire que comme il fait froid en hiver, il n’y a pas de réchauffement climatique.

Et comme on a l’illusion d’être parvenu par nous même à telle, ou telle information (via les algorythmes, voir la partie précédente), comme nous avnos, semble-t-il choisie, nous avons plus tendance à croire cette information, plutôt qu’un message imposé par ce média en deliquescence installé dans notre salon.

Surtout que le but des GAFAM, des grandes puissances numériques, est toujours le même : rester le plus longtemps possible sur leur média. Par conséquence, magie de l’algorythme encore, tout sera fait pour nous conforter dans notre zone de confort, car le prochain message, la prochaine information, confirmera peut-on proue ce que l’on sait déjà, ce dont on est déjà convaincu.

Et là surgit le paradoxe : par ces choix de programme imposés, la télévision peut nous imposer de voir des points de vue qui ne sont pas les nôtres

Ce n’est pas parce que la source d’une information vient d’un quidam qui a tout lâché pour aller vivre en autarcie dans le Périgore, que l’information est vraie. Les biais, les faussetés d’une information ne se limitent pas à l’influence implicite d’un pouvoir en place. Elle peut être dus à des intérêts personnels (est ce que cette personne n’a pas quelque chose à vous vendre), à l’ignorance, à une mauvaise recherche de l’information, ou tout simplement à tous ces biais qui déforment la vérité pour nous arranger (et moi comme vous, ne sommes pas exemptes).

Sauf que le message qui arrive est : vous êtes venue sur cette page / vidéo / blog. A vous, on ne la fait pas. Flatteries, mon amour… par conséquent,

Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.

Il faut écouter la Fontaine. Mais l’inverse marche aussi. Tout flatté vit au dépend de celui qui le flatte. Le flatté baisse sa garde, et écoute tout ce que le flatteur lui dit, forcément vrai, puisque le flatteur l’a dit : à vous, on ne l’a fait pas. Big Pharma nous contrôle. Les Illuminatis. La Terre est plate. A vous, on ne l’a fait pas.

La métaphore du vendeur

Cela me fait penser à ce vendeur bien relou qui, dès qu’on n’arrive dans son magasin, nous dit « à vous, je sais qu’on ne vous la fait pas ». Généralement, toute personne commençant une discussion ainsi veut nous vendre quelque chose, veut justement, « nous la faire ».

Profession : vendeur au détail | Formation | Alain Samson
Ceci est un vendeur bien relou. Je le sais, je l’ai vu sur Internet

Alors oui, bien sûr, si le vendeur bondissait sur nous en disant « il faut acheter ça ! » (métaphore télé), vous serez le premier à vous méfier (et vous aurez raison). Mais n’oubliez pas qu’un vendeur un peu plus futé va vous donner l’illusion du choix mais, par une suite de manipulation plus ou moins grossière (exagération sur les prix, désaveux des autres modèles), vous amènera au même achat que le vendeur numéro 1. La seule différence, c’est que dans ce second cas, vous serez certain d’avoir choisit. Mais ça encore, c’est une illusion. Et c’est la métaphore d’Internet.